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Données sur la dérivation de la Rivière Rupert |
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Pour les Cris de la baie James, l’Histoire est sur le point de se répéter.
Hydro-Québec a entrepris un projet hydroélectrique de plusieurs milliards de dollars pour ériger des barrages sur les rivières Rupert et Eastmain, entraînant ainsi le détournement du débit de la Rupert vers l’Eastmain et la construction de nouvelles centrales. Ce projet se ferait aux dépens des communautés cries, plus particulièrement celles de Waskaganish, Nemaska et Chisasibi. Diminution des populations de poissons et contamination au mercure, détérioration de la vie sauvage, inondation des terres et autres ravages environnementaux sont au nombre des conséquences du projet.
Il reste encore de 12 à 16 mois avant que la construction entreprise par Hydro-Québec n’atteigne son point de non retour, et que la dérivation de la Rivière Rupert ne soit effectuée.
Les conséquences du projet de dérivation de la Rupert seront très lourdes. :
- Une dérivation moyenne de 71 %, pouvant atteindre 90 % l’été, des eaux de la Rivière Rupert, entraînerait l’assèchement du lit de la rivière, sur une très longue distance (314 km) ;
- L’inondation de 135 milles carrés (346 km2) de terre pour un autre réservoir hydroélectrique;
- L’augmentation du niveau de mercure de grands stocks de poissons. Cette contamination au mercure devrait durer de 20 à 30 ans et sera accompagnée de restrictions ou d’’interdiction étendues de la consommation de poissons. Les projets précédents d’Hydro-Québec ont fait la preuve qu’une fois que les niveaux de mercure étaient poussés à des niveaux très élevés, ils ne revenaient plus ensuite à la normale, mais plutôt près des niveaux des lacs avoisinants, qui contiennent généralement le double du niveau de mercure de rivières comme celles de la baie James, compte tenu de la stagnation des eaux des lacs;
- L’émission de gaz méthane produit par le dégazage des turbines et qu’on retrouve dans tous les nouveaux barrages. De récentes recherches ont montré que le gaz méthane est de 21 à 40 fois plus puissant que le CO2 en tant que gaz à effet de serre;
- Inondation et destruction de camps de chasse permanents, des conséquences graves sur les outardes et autre gibier chassés par les Cris et ce, à cause des flux migratoires et de l’altération des populations animales;
- Création de centaines de carrières de sable, de roches et cailloux, ainsi que de dépôts de terre sur les sentiers de piégeage entraînant ainsi leur destruction;
- La disparition d’autres habitats de poissons et d’oies – un processus qui a pris 20 ans dans le cas de ces dernières à cause de la lente disparition de leur nourriture (herbe à l'oie) - elle-même entraînée par des débits additionnels d’eau dans la rivière La Grande provenant de dérivation de projets hydroélectriques précédents;
- Dégagement de dioxyde de carbone par les arbres qui brûlent et impacts sur la forêt boréale;
- Des effets néfastes sur le climat ont déjà été ressentis suite aux grands travaux de dérivation du complexe La Grande. Dans la région, les rivières ne gèlent plus en hiver. Des taux très élevés d’humidité nuisent gravement à la respiration des habitants de la région. Le projet aggravera encore tout cela.
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