L’un des mythes les plus répandus est celui qui veut que, suite à un référendum, 70 % des Cris de la baie James appuient le nouveau développement, cet appui s’étant exprimé à travers la Paix des Braves. Le vote entourant la signature de la Paix des Braves s’est déroulé dans plusieurs régions à différents jours et sur des questions qui différaient d’un endroit à l’autre. Des résultats étaient annoncés dans les communautés avant même que certaines aient pu finir de voter.
Seulement 49 % des Cris ont participé au référendum et, par conséquent les votes exprimés en faveur de l’accord représentent moins de 34 % de la population crie. Les Cris travaillant sur le chantier d’Hydro-Québec ne se sont même pas vus accorder de temps libre pour aller voter. La procédure de ce pseudo référendum serait inadmissible partout ailleurs au Canada et aux États-Unis.
Un référendum subséquent s’est tenu en novembre 2006 dans les trois communautés les plus touchées par le projet de dérivation. Ce référendum concernait exclusivement la dérivation de la Rivière Rupert, et 81 % des votants l’ont rejetée.
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