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Un gigantesque projet hydroélectrique qui causera de gigantesques dégâts PDF Print E-mail
Le projet d’Hydro-Québec sur les rivières Rupert et Eastmain comporte la construction de :
  • Quatre énormes barrages sur trois rivières;
  • Un gigantesque réservoir de 346 km2 (environ 135 milles carrés), ce qui équivaut à inonder une ville comme la Nouvelle-Orléans;
  • 75 digues de réservoir;
  • Un tunnel de deux milles de long (trois kilomètres);
  • Huit milles de canaux;
  • Des couloirs de transmission à haute tension;
  • Des chemins d’accès, des camps pour les ouvriers de la construction.
Le Centre Hélios de Montréal est un organisme de recherche a but non lucratif offrant une expertise indépendante en énergie. Selon son document de juin 2006, “Comments on Justification of the Eastmain-1-A / Rupert Dérivation Project” par Philip Raphals, directeur exécutif, « Le projet d’Hydro-Québec est tout-à-fait inutile, que ce soit en termes de besoins du Québec ou de sécurisation de son approvisionnement énergétique… ». Le rapport dit également qu’Hydro-Québec na pas suffisamment examiné d’autres solutions.

Selon un témoignage durant les audiences de l’évaluation environnementale, les dommages environnementaux entraîneront également :
  • La disparition des poissons et leur contamination par le mercure, les rendant impropres à la consommation pour une trentaine d’années;
  • La destruction massive de l’habitat d’espèces sauvages essentielles à l’alimentation et au mode de vie des Autochtones;
  • Les émanations de gaz méthane dues aux turbines et la détérioration de la végétation dans les régions inondées;
  • La détérioration de la qualité de l’air, comme dans les communautés où les rivières ne gèlent plus en hiver.

« Le dérivation ne fera qu’accroître les effets cumulés déjà énormes des projets d’Hydro-Québec » a déclaré le chef de la communauté crie de Chisasibi, M. Abraham Rupert. Et de poursuivre, « la dernière dérivation a fait disparaître petit à petit sur 20 ans l’herbe à outardes, celles-ci (les outardes) constituaient une part importante de notre approvisionnement alimentaire. Elles ne viennent plus à Chisasibi maintenant qu’elles n’y ont plus rien à manger. » Plus de 3 000 résidents de Chisasibi ont été forcés de se déplacer en 1981, lorsque le projet d’Hydro-Québec à La Grande menaçait d’inonder la ville originale dont l’existence remontait à 1837.
 
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