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Des écologistes américains contre la Rupert |
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Thursday, 13 September 2007 |
Éric Moreault - Le Soleil - Québec
Les écologistes mènent un baroud d’honneur pour mobiliser l’opinion publique contre les travaux de dérivation de la rivière Rupert. L’appui d’une quinzaine de groupes environnementaux américains n’ébranle en rien la détermination d’Hydro-Québec. À la société d’État, on juge que le mouvement vert ne mène pas une bonne bataille et devrait choisir ses combats avec plus de discernement.
Les écologistes espèrent clairement répéter le scénario de 1992 alors que plusieurs de ces groupes avaient contraint Québec à abandonner le mégaprojet hydroélectrique de Grande-Baleine. Ils demandent un moratoire. La situation est toutefois bien différente cette fois.
D’abord, les travaux de dérivation sur 300 km sont commencés depuis neuf mois. Ensuite, Hydro-Québec prétend qu’Eastmain-1A-Rupert répondra d’abord à l’accroissement de la demande au Québec.
Finalement, le projet s’inscrit dans un contexte nord-américain de lutte aux GES : les surplus permettront à la Nouvelle-Angleterre et à l’Ontario de diminuer l’utilisation des polluantes centrales au charbon.
Réplique d’Hydro-Québec
« C’est difficile d’être plus vert », argumente Sylvain Théberge, porte-parole d’Hydro-Québec, en soulignant la longueur et la multitude de contraintes du processus environnemental, de même que l’accord obtenu avec les Cris. « Ou veut-on en venir ? Si on ne fait pas de l’hydroélectricité, on fait quoi ? »
De l’éolien sur le territoire cri de la baie James, répond le chef Josie Jimiken, de Nemaska, une des trois communautés qui ont pris leurs distances avec l’accord. L’éolien est un complément intéressant, mais il ne saurait remplacer un tel projet, souligne M. Théberge.
Le problème, soutient Annie Wilson du Sierra Club, section atlantique, c’est qu’Hydro-Québec devrait investir ses énergies dans l’efficacité énergétique. Dans l’État de New York, où elle réside, les autorités se sont fixé un objectif de réduction de 25 % de la demande d’ici 2015.
Qui plus est, dit-elle, Hydro-Québec ne prend pas en compte l’impact environnemental total d’un tel projet, notamment lors de la construction. Dans cette optique, les groupes font valoir qu’un mégaprojet comme celui-ci ne répond pas aux normes d’énergie renouvelables américaines et ils le rejettent.
Selon Hydro, les impacts environnementaux sur la Rupert seront minimes en raison des ouvrages hydrauliques qu’elle installera.
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